Erka Lalouche a (à moitié) raison, la société fonctionne mieux quand les hommes sont monogames ( et fidèles)

Article : Erka Lalouche a (à moitié) raison, la société fonctionne mieux quand les hommes sont monogames ( et fidèles)
Crédit: Généré par Chat GPT
24 novembre 2025

Erka Lalouche a (à moitié) raison, la société fonctionne mieux quand les hommes sont monogames ( et fidèles)

Une amie à moi (aujourd’hui mère célibataire avec une belle carrière), m’a dit un jour : “aujourd’hui, 90% des problèmes de couples existent parce que les hommes sont infidèles et les femmes ne l’acceptent plus.” à l’époque, je pensais qu’elle exagérait. Peut-être pas tant que ça, finalement.
Depuis quelques jours, un débat tourne sur les réseaux. D’un côté, da dédé et plusieurs voix qui expliquent qu’il faut “tolérer l’infidélité masculine”. De l’autre, erka lalouche, qui rejette fermement ce discours et défend une exigence simple : la fidélité.
Le débat n’est pas nouveau, mais sa vigueur montre qu’on vit une période de transition. Les anciennes logiques se mêlent aux revendications des générations nouvelles.

Et sur le principe, Erka a raison.

1. Pourquoi les sociétés fonctionnent mieux quand les hommes sont monogames
Mon point n’est pas moral. Il est fonctionnel.
L’histoire montre que les sociétés les plus stables, les plus prospères, les plus coopératives, sont en grande majorité monogames (Europe du Nord, Japon, Corée du Sud, Canada, Australie). À l’inverse, les pays où la polygamie et l’infidélité masculine restent très répandues sont souvent parmi les plus pauvres (prenez un pays africain subtropical de vore choix 🙂 ).

La créatrice de contenu Erka Lalouche.
La créatrice de contenu Erka Lalouche.

Et c’est une simple question d’organisation sociale et de Coopération.
Le moteur principal du comportement masculin, depuis toujours, est l’accès aux femmes et à la reproduction. C’est ce qui pousse les hommes à travailler, produire, se conformer aux règles du groupe. Pendant des siècles, les sociétés ont utilisé la famille pour canaliser l’énergie masculine, souvent brute, souvent instable.
Le schéma est clair : une femme stabilise un homme. Une famille stabilise un groupe. Et le groupe stabilise la société.

Monogamie vs Polygamie
Monogamie vs Polygamie

2. Reproduction, ressources et stabilité
La reproduction reste au cœur de notre survie collective. Un enfant humain exige des années de soins, d’éducation et d’investissement. Un jeune n’est pleinement autonome qu’entre 20 et 25 ans.
Dans ce contexte, une famille monogame et stable donne de meilleures chances aux enfants.
L’équation est simple.
• un homme fidèle concentre ses ressources sur un foyer
• une famille peu nombreuse permet un meilleur suivi
• la société avance plus vite

L’inverse se vérifie aussi.
• un homme volage dilue ses ressources
• une descendance trop nombreuse fragilise le foyer
• les chances de réussite sociale chutent

Les pays à forte polygamie le démontrent : beaucoup d’enfants, peu de ressources par tête, faibles niveaux d’instruction, faible mobilité sociale. Un homme qui gagne 500 000 FCFA par mois et a deux enfants offre plus d’opportunités qu’un homme qui gagne la même somme avec dix enfants dispersés dans plusieurs foyers.

3. L’hypergamie moderne, un obstacle supplémentaire
Le discours actuel en Afrique dit deux choses en même temps.
• “Les hommes doivent être fidèles.”
• “Les hommes pauvres n’ont pas droit à l’amour.”
C’est une forme d’hypergamie assumée. Et le paradoxe est évident. On ne peut pas exiger la fidélité d’un homme à qui la société répète qu’il “ne vaut rien tant qu’il est pauvre”.
Dans ces conditions, lorsqu’il devient riche, il cherchera à compenser. Et la société lui pardonnera plus facilement.
C’est culturel. C’est ancien. Et les femmes elles-mêmes renforcent souvent cette hiérarchie.

4. Le paradoxe social
On veut une société monogame. Mais on pousse vers un marché amoureux où seuls les hommes fortunés ont une valeur.
On ne peut pas exclure la majorité des jeunes hommes de la possibilité d’aimer, puis leur demander d’être des modèles de fidélité.
On ne peut pas :
• encourager l’hypergamie
• exiger la fidélité absolue
• condamner les comportements produits par ce même système

C’est incohérent.

5. Ce qu’il faudrait admettre
Une société plus stable suppose quelques choix clairs.
• encourager les couples jeunes à construire ensemble
• réduire la pression économique dans les relations
• arrêter d’associer la valeur d’un homme uniquement à son revenu
• comprendre que la fidélité repose sur un cadre social qui la permet

On ne peut pas demander aux hommes d’être fidèles si on les prive d’accès à une relation tant qu’ils ne sont pas riches.

6. La cacophonie des discours
Pour compliquer une équation déjà bien complexe, nous sommes aujourd’hui plongés dans une confusion permanente des discours :
Les traditions valorisent la polygamie et l’homme volage. Le romantisme moderne exige fidélité absolue et exclusivité affective. Les féminismes apportent de nouvelles normes, parfois contradictoires, entre dénonciation du patriarcat, croisade contre la masculinité “toxique”, et revalorisation de modèles séparatistes.
S’ajoutent l’effondrement du mariage, la montée de l’individualisme, et la hausse des familles monoparentales.
Beaucoup de jeunes ne savent plus à quels repères se raccrocher.


Pour ne pas conclure
La fidélité masculine est utile. La monogamie est plus stable, plus juste, plus efficace. Mais elle n’est possible que si toute la société avance dans le même sens.
Aujourd’hui, nous sommes perdus entre traditions anciennes, romantisme moderne, exigences économiques, hypergamie assumée et discours idéologiques qui se contredisent.
La monogamie fonctionne mieux que tout le reste, mais elle exige cohérence, équité, et un cadre social clair.
Et ce cadre, aujourd’hui, est fracturé.

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Commentaires

Dr Laurier d'ALMEIDA
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Je pense qu’on peut être d’accord avec ton analyse globale sur l’utilité sociale de la monogamie… tout en faisant une distinction essentielle : ce qui est optimal pour la masse des hommes n’est pas forcément optimal pour un homme de très grande valeur au sens classique du terme.

J’entends par là un homme qui assume sa masculinité, qui dispose de ressources (patrimoine, réseau, statut), d’un bon capital génétique (santé, physique correct), qui est émotionnellement structuré et qui a du succès dans plusieurs domaines de sa vie. Ce type d’homme ne vit pas la relation amoureuse comme un simple « plus » existentiel : il investit dans sa compagne un volume énorme de temps, d’énergie psychique, de ressources matérielles et symboliques.

Dans un cadre strictement monogame, cet investissement est concentré sur une seule femme. C’est là que le risque apparaît. Si la relation explose – crise incompréhensible, divorce unilatéral, manipulation émotionnelle, ou simplement usure – l’homme se retrouve brutalement amputé de son principal pilier affectif. Or, plus un homme a construit, plus il a à perdre quand il est déstabilisé psychologiquement : baisse de performance, décisions financières irrationnelles, comportements autodestructeurs, conflits familiaux, etc. On parle beaucoup de « charge mentale » pour les femmes, mais la charge émotionnelle concentrée sur une seule partenaire peut transformer un homme puissant en bombe à retardement le jour où cette relation se brise.

Sur ce point, la polygamie – encadrée et réservée à une élite masculine réellement capable d’en assumer le coût – fonctionne comme un dispositif de diversification du risque affectif. Ce n’est pas une question de « collectionner » les femmes, mais de ne pas mettre tout son équilibre émotionnel dans une seule relation. Si une épouse part, trahit ou se désengage, les autres liens affectifs permettent de maintenir un minimum de stabilité intérieure. L’homme continue à avoir un foyer, une présence, une douceur quotidienne, ce qui protège ses acquis, sa santé mentale et, par ricochet, sa famille élargie et ses projets.

Il faut aussi intégrer la dimension de l’âge. Vers 55–60 ans, un homme qui a beaucoup vécu ne cherche plus seulement la « fraîcheur » ou la femme-trophée. Il aspire souvent à une compagne avec qui il a fait du chemin, avec qui il peut vieillir en paix, partager des soirées calmes, des conversations, de la tendresse non forcément sexuelle. Le problème, c’est que dans un système monogame, si cette femme-là le quitte à cet âge – ou si c’est lui qui finit par rompre après des années de conflits – il se retrouve à devoir combler un vide affectif immense, souvent à un moment où il a moins d’énergie pour reconstruire une relation de qualité à partir de zéro. Trouver une femme de caractère, loyale, capable de comprendre sa trajectoire et sa complexité prend du temps. Pendant cette période, son équilibre peut voler en éclats.

Dans un système polygame bien pensé, il peut exister une dynamique différente : certaines femmes entrent plus tôt dans la vie de l’homme, d’autres plus tard ; certaines relations s’éteignent, d’autres se renforcent. Mais il y a une continuité relationnelle qui amortit les chocs. Ce n’est pas « romantique » au sens occidental moderne, mais c’est fonctionnel pour un profil masculin hautement productif et exposé.

Évidemment, cela ne signifie pas que « tous les hommes doivent être polygames ». Au contraire : la polygamie devrait être vue comme un système à critères d’entrée stricts. Si tu n’as pas :

les ressources pour assurer équitablement plusieurs foyers,

la discipline émotionnelle pour ne pas semer le chaos,

la maturité pour gérer les conflits et les rivalités sans violence,
alors tu n’as rien à faire dans la polygamie. Pour l’écrasante majorité, la monogamie reste plus protectrice et plus juste.

Mais pour l’homme de grande valeur, au sens plein du terme, prétendre que la monogamie est toujours la meilleure option est discutable. Pour lui, une seule femme peut devenir un point de fragilité systémique : si elle se retire, c’est toute la structure qui vacille. Dans ce cas précis, la polygamie n’est pas un caprice, mais une stratégie de gestion du risque affectif et de protection de ce qu’il a construit – à condition d’être pratiquée avec responsabilité, rigueur et sens de l’honneur.

renaudoss
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Merci pour ton commentaire, qui est clair, structuré et pertinent. Tu mets en lumière une tension réelle entre l’intérêt collectif d’un groupe humain et l’intérêt particulier de ses membres les plus performants. C’est un point essentiel dans toutes les sociétés complexes.

Tu as raison de dire qu’un homme doté de ressources, de stabilité émotionnelle et d’un fort pouvoir d’attraction n’a pas forcément les mêmes contraintes que la majorité. Mais c’est précisément là que se pose le dilemme. Quand le top 10 pour cent d’un groupe suit une logique qui maximise son propre intérêt, au détriment du reste, l’équilibre social devient fragile. L’histoire montre que trop d’asymétrie entre les hommes les plus puissants et les autres crée des tensions, de la frustration et parfois des convulsions violentes.

Dans ce contexte, la monogamie fonctionne comme un mécanisme de stabilisation collective. Elle limite la compétition excessive entre hommes, réduit les inégalités dans l’accès aux partenaires, et protège le groupe contre les dynamiques d’exclusion. Même pour un homme “de grande valeur”, il existe donc un arbitrage à faire entre son intérêt personnel et la stabilité de l’ensemble.

La polygamie, telle que tu la décris, peut fonctionner comme une stratégie individuelle de gestion du risque affectif. Mais elle intensifie aussi la compétition pour les femmes, augmente les déséquilibres et fragilise le groupe si elle n’est pas strictement contenue. C’est pourquoi certains systèmes sociaux choisissent de s’imposer une forme de “violence douce”, en limitant ce qui serait possible pour quelques-uns afin d’éviter la violence dure qui surgirait pour tous.

Axel
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Mots et murmures, des mots si bien murmurés dans un débat qui ne cessera jamais de faire couler beaucoup d'encre. Pour ma part, je dirai que chacun fait et fera son choix en tenant compte de son éducation, de ses convictions, de ses objectifs et de ses moyens.

renaudoss
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A chacun selon son désir et ses moyens... mais on va veiller au grain quand même krkrkrkr