Ebranlement

Article : Ebranlement
31 janvier 2015

Ebranlement

Et le mot sauvage

Fait un plongeon dans l’étang de larme solitaire

La fureur, despotique animal, mange le sang et boit la vie

Du cœur qui s’emballe face à la beauté qui nait…

 

La terre a tremblé sur une feuille de papier

Un monde est mort, des arcs-en-ciel espiègles

Dansent…aux funérailles de l’ennuie

 

La terre a tremblé sur une feuille de papier

Et des seins nus, des seins frais et des seins sans « S »

Se sont rués sur l’esprit encombré de nuages et d’espérances

 

La terre a tremblé sur une feuille de papier

Un dieu s’est ébroué, une guerre quelque part s’est estompée

Et des serpents nouveaux ont surgi des traités de paix

 

La terre a tremblé sur une feuille de papier

et une note de musique a défié Dieu et ses pairs

Quelque part, sur un morceau de sucre, Heviesso fait la moue à Djehuty

Et la foudre mange le mot. Et le regard, au féminin,

Boit toute l’inspiration du monde, comme un baiser sauvage

Quelque part

 

La terre a tremblé comme une note de musique,

Et un doigt a fait le tour du monde

Et un baiser a été volé,

Et une lèvre a jouit

Quelque part, entre ciel et terre

 

A.R.D-A.

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Commentaires

Eli
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Et le regard au féminin boit toute l'inspiration du monde comme un baiser sauvage..beau poème mon cher

renaudoss
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Merci! :D