A la douleur amie

Le voyageur contemplant une mer de nuage - Friedrich Caspar David

Le voyageur contemplant une mer de nuage – Friedrich Caspar David

A la douleur amie

qui enfante nos mots les plus poignants

et attise le feu de l’espérance

 

A la douleur amie

griffonnant à même notre chair

les pleurs d’une passion égorgée

et balancée par des doigts délicats

 

A la douleur amie

qui fait notre humanité

périlleux jeu d’équilibre

en ce monde qui nous ressemble tant

éternellement mensonger donc éternellement vrai, éternellement voilé derrière un sourire fragile et rassurant

 

A la douleur amie

qui fait les yeux infinis du ciel étoilée

et le rouge-à-yeux des larmes qui ont enfanté le monde

Dieu-Créateur n’est lui-même qu’une Solitude qui a fuit son ombre

 

A la douleur amie, elle qui s’en ira bientôt, au grand regret d’une plume, assoiffée de mots et de pleurs

 

A.R.D.A.

 01 05 16, Lomé

 

 

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