Nous ne sommes pas seuls dans l’univers (2)

Salutations chers tous

Dans la première partie de cette petite série « Nous ne sommes pas seuls dans l’univers », je m’attelais à montrer les chances que nous ne soyons pas seuls dans l’univers. J’ose même arguer qu’il y a une multitude pour ne pas dire une infinité de mondes habités. Que tout autant qu’il a existé une multitude de mondes et de civilisations avant nous, il en existera une multitude après nous. Nous sommes donc une pléthore de mondes et de civilisations anciennes, actuelles ou à venir.

Car rien n’est éternel, l’humanité finira par disparaitre un jour ou l’autre. Que ce soit dans dix mille ans ou un million d’années. Les cycles sont l’essence même du monde, c’est ainsi que le Créateur l’a conçu: on nait, on vit, on meurt, puis on recommence.

Cycles

Bon après voir pourri l’ambiance, revenons à nos fameux « E.T. »

Le paradoxe de Fermi

J’admets que malgré tous les éléments théoriques qui vont en faveur de la multiplicité de la vie de mon point de vue, il peut y avoir quelque contre-argument. Un des plus intéressants est probablement le paradoxe de Fermi. Paradoxe qu’on peut résumer comme suit:

« S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? [ou pourquoi n’en voyons-nous pas les traces] »

Mais bon, c’est une question facilement soluble sur le plan conceptuel.

Même si c’est un sujet plutôt facile à aborder, un certain dédain ou mépris primaire nait souvent quand on aborde la question.

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Pourquoi méprisons nous autant cette question?

L’indifférence

Pour nombre d’entre nous, cette question n’est pas seulement secondaire. Elle est infiniment moins que ça. C’est compréhensible, on a tellement à faire au jour le jour, de soucis, le crédit et l’essence à payer etc… La fameuse « tyrannie du présent ».

La télévision & Cie

La principale cause de dédain est certainement liée aux médias. Ils ont eu une influence absolument catastrophique sur les esprits. Par les films et toutes sortes de publications, la « question extraterrestre » est passée du cadre de la réflexion philosophique, épistémologique et scientifique pures à celui de la paranoïa, la drôlerie et l’humour. Catastrophique, catastrophique, catastrophique.

Cela dit, j’avoue que les films ont quand même « vulgarisé » la question, même si c’est de manière parfois biaisée. Ce qui est bien, dans l’absolu.

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Les religions, un point d’achoppement (ou pas)

Qu’on le veuille ou non, un des principaux blocages, ce sont les religions.

Il ne faut pas s’étonner du silence des livres dits « saints » sur la question, surtout quand on sait qu’ils ont été écrits pour ainsi dire à « l’âge de Pierre«  dans des aires géographiques très restreintes (Sérieusement, l’aire géographique où se déroule les péripéties de l’ancien testaments c’est juste une petite portion du moyen-Orient!). La Genèse a un avis bien tranché sur comment le monde s’est crée (le premier, le deuxième jour, tout ça tout ça…).

Encore que certaines relectures et traductions des textes anciens sont très très intéressantes de ce point de vue.

Religion et Pilpoul: Un bon livre religieux doit être capable de dire une chose et son contraire, de manière à être retourné et réinterprété suivant les besoins. Pour exemple, la fameuse et fumeuse malédiction de Cham qui a bien servi pendant l’esclavage pour maintenir les Africains dans un état de soumission volontaire et résignée.

Je n’ai pas grand chose contre les religions, bien au contraire, mais elles ont très souvent très très très très souvent constitué de sérieux freins à une réflexion intellectuelle sérieuse, sans fards et sans œillères. L’obscurantisme terrifiant qui caractérise les takfiristes jihadistes actuels n’a pas grand chose à envier aux Inquisiteurs de l’Europe il y a quelques siècles.

Beaucoup craignent la possibilité que nous ne soyons pas seuls dans l’univers. Car de la vie sur d’autres planètes, voire des civilisations, remettrait violemment et radicalement en cause une bonne part de leurs acquis théologico-métaphysiques (Ce que je comprends et respecte). Ils sentiraient le monde s’effondrer sous leurs pieds. Les intégristes au sens péjoratif du terme auraient l’air bien fin, dans un monde où la notion de vivant serait étendue à une multitude d’autres mondes. Peut-être qu’il faudrait aussi aller islamiser ou christianiser les « marsiens » #MDR.
Avis à contradiction: Si on envisage le débat sous un nouveau jour, en se guidant uniquement des faits et de la rigueur intellectuelle, je ne vois absolument rien qui s’oppose à la thèse de la multiplicité de la vie. Rien. Si jamais quelqu’un a un fait nouveau ou un argument intéressant à proposer, je suis preneur! (Mais arrêtez de brandir « votre lecture » de votre livre saint comme preuve irréfutable. Car le problème avec les livres saints, c’est qu’ils ne constituent une preuve irréfutable que pour ceux qui y croient et les considèrent a minima comme vraie.  A mon sens, la Bible est un excellent livre théologique, vraiment excellent, incontournable même, mais en aucune façon un livre historique.)

 

Quand les religions retombent toujours sur leurs pattes:

Fait intéressant, il existe un courant dans l’église catholique qui résout la question avec une facilité déconcertante. Le postulat est simple: Dieu étant omnipotent et omniscient, s’il a pu créer la vie sur terre, il aura certainement pu la créer ailleurs… tout ceci ne concourant qu’à la gloire de son saint nom. Je trouve ça assez élégant, et je pourrais même y adhérer. Il y aussi cette correspondance très intéressante d’un pasteur sur la question.

Je ne saurais traiter de ce sujet d’un point de vue théologique et/ou scolastique. Car, par essence, un fervent croyant ou un dévot ne peut discuter sur sa religion ou plutôt sa lecture qu’il fait de sa religion, il y croit point final.

De ce point de vue, je valide totalement cette citations de Sénèque qui disait:

 […] la religion est considérée par les gens ordinaires comme vraie, par les sages comme fausse, et par les dirigeants comme utile.

Pendant longtemps, beaucoup ont cru que la terre était plate, puis qu’elle était le centre de l’univers. On a même décapité et brulé à tout va pour ça. Il serait intéressant de franchir un autre pallier dans notre compréhension du monde.

Pour ne pas conclure

C’était un peu long, je m’en excuse. Mais j’espère que vous aurez trouvé quelque intérêt à cette série. Loin d’être une affirmation péremptoire, ceci est plutôt une invitation à ouvrir notre esprit à ce que j’appellerais « le champ des possibles » et à en discuter librement. Car là où il y a la lumière, il n’y a plus de peur. Seul l’ignorance et l’obscurité conduisent à la peur et au repli sur soi. Sortons les yeux de notre bon vieille zone de confort et levons-les pour admirer l’immensité de cette merveille qui nous entoure.

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Bien à vous

A.R.D-A.

5 Commentaires

  1. hummm…philosophiquement intéressant, au moins.
    On retient ça « là où il y a la lumière, il n’y a plus de peur. Seul l’ignorance et l’obscurité conduisent à la peur et au repli sur soi »

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