Nous ne sommes pas seuls dans l’univers (1)

Salutations chers tous. J’espère que vous avez une vie agréable et prospère.

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L’intitulé de ce billet pourra peut-être vous frapper ou à tout le moins vous étonner. Certains ne pourrons s’empêcher de lever les yeux au ciel et se dire « Il a fumé quoi celui-là ?». Peut-être parce que ce sujet est considéré comme bizarre, ridicule, « geek » ou même hérétique et blasphématoire selon l’opinion de beaucoup (Je me demande ce que les intégristes cocaïnomanes de Boko-haram pensent de la question, ils doivent avoir un avis très « explosif »).

Sujet frivole ? Il n’en est rien de mon point de vue. Au contraire, c’est une question métaphysique et épistémologique fondamentale. Bien évidemment en terme de priorités, elle est loin, bien loin derrière les vicissitudes de la vie quotidienne, les impératifs de l’actualité (la tyrannie du présent): la CAN, Boko-haram, la RDC, j’en passe et des meilleurs.

Cependant je trouve intéressant d’avoir ou de prendre le temps de se poser cette question : « Sommes-nous seuls dans l’univers ?» « Are we all alone in the universe ? » « Sind wir allein im Universum? » « Mia déka wé lé hihégloa méa [?] » « Peke sisi katika ulimwengu? » (Que chacun complète dans sa langue, je ne fais guère confiance à Google traduction)

Poser cette question et avancer quelque réponse.

J’invite tout à chacun à faire preuve d’ouverture d’esprit et à entrer ici sans idées préconçues. Dans la mesure du possible, de n’avoir pour unique lanterne que sa logique et la conviction que le monde est intelligible et cohérent.

 

La taille de l’univers.

Même si notre bonne vieille Terre nous semble déjà très grande, elle n’est absolument rien comparée au soleil, le soleil étant lui-même un grain de poussière face à des étoiles super-géantes comme Bételgeuse. Tout cet ensemble étant quasiment « nada » face à notre galaxie La voie lactée. Rapporté à la taille de l’univers tout entier, nous sommes simplement d’une petitesse ridicule.

Réalisons bien la taille de l’univers. Il fait fait un peu plus de 13,5 milliards d’années-lumière de diamètres (13.500.000.000 a.l.). Une année-lumière étant égale à environ 9,461.1012 milliards de Km (9.461.000.000.000 km). Nous, humains n’avons pas assez d’imagination pour concevoir de telles distances. Un kilomètre, on peut l’appréhender, mais 1000 km, c’est délicat. Alors 1 million, 1 milliard de Kilomètres??? Les fils se touchent en général, ce n’est pas le genre de distance qu’on parcoure à vélo, pour un promenade du dimanche, il faudra repasser.

Pour vous donner une idée, une année lumière, c’est à peu près 2 milliards de fois la distance Lomé-Paris. Et l’univers est grand comme ça 13,5 milliards de fois (Juste énoooooooooooooooooorme).

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Taille des principaux corps du système solaire Crédit: melanielunivers.blogspot.com

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Taille comparée de quelques étoiles par rapport au soleil (google image)

Là où je veux en venir, c’est qu’il y a dans l’univers des milliards de milliards de galaxies, chaque galaxie contenant des centaines de milliards d’étoiles. A titre d’exemple, notre galaxie, la voie lactée, compte grosso modo 100 à 400 milliards d’étoiles. Et tenez-vous bien, elle passe pour être une « petite galaxie » dans l’échelle des galaxies.
Alors nous nous disons ceci. Vu la taille absolument titanesque de notre galaxie, et celle vertigineusement plus vertigineuse de l’univers, et vu le nombre hallucinant de planètes qui pourraient exister, on a deux possibilités :

L’univers s’est formé « par hasard ». D’accord, mais alors le propre du hasard, c’est la répétitivité, ne serait ce que dans les aléas. Car même s’il n’y avait qu’une chance sur 200 milliards qu’une planète porte la vie (chiffre arbitraire, je précise) eh bien ça nous ferait quand même AU MOINS AU MOINS une ou deux planètes habitée par galaxie. Et vu qu’il y a un paquet de galaxies…
Quelqu’un ou quelque chose, on va dire « Dieu », est derrière tout ça. Très franchement, si le grand patron a créé un univers aussi énorme et qu’il n’y a aménagé qu’une seule planète habitée, eh ben il est sacrément fainéant le gars. Quel que soit son nom (Amon, Nommo, Allah, Jéhovah, Jahvé, Krishna, Marc-André et Jean-Jacques peu importe)

 

Le champ profond de Hubble

Pour illustrer la taille absolument vertigineuse de l’univers et son extraordinaire profusion en galaxies:

« Le Champ profond de Hubble, ou HDF pour l’anglais Hubble Deep Field, est une région de l’hémisphère nord de la sphère céleste située dans la constellation de la Grande Ourse, couvrant à peu près un 30 millionièmes de la surface du ciel (!!!), et qui contient environ 3 000 galaxies de faible luminosité. Cette région a été photographiée par le télescope spatial Hubble en 1995. Elle a une taille de 2,5 minutes d’arc. Cela équivaut à celle d’un bouton de chemise placé à 25 mètres. L’image résulte du traitement et d’un montage obtenu à partir d’une collection de 342 photographies élémentaires prises avec la caméra à large champ du télescope spatial Hubble (Wide Field and Planetary Camera 2, WFPC2). Cette prise de vue s’est étalée sur 10 jours consécutifs du 18 au 28 décembre 1995. »

La région est si petite que seules quelques étoiles de la Galaxie sont visibles au premier plan de l’image. Ainsi, la presque totalité des 3 000 objets de l’image sont des galaxies, certaines d’entre elles figurant parmi les plus jeunes et les plus éloignées jamais observées. Si l’on considère que le Champ profond de Hubble est typique du reste de l’espace, alors il est possible d’extrapoler que l’univers visible contient des centaines de milliards de galaxies, chacune contenant des milliards d’étoiles. (Source Wikipedia)

Sur un trente millionième du ciel, les images obtenues sont renversantes :

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Le champ profond de Hubble (En précisant que les points brillants SONT DES GALAXIES et pas des étoiles!)

Le champ profond est est une région pour ainsi dire « vide » de la voute céleste, imaginez le nombre de galaxies que compte alors l’univers.

 

L’équation de Drake: Ou, combien de civilisations extraterrestres dans notre galaxie? 

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Dans le domaine des sciences, la question des formes de vie extraterrestres est prise très au sérieux et emploie souvent par la crème de la crème des physiciens, astrophysiciens, cosmologistes etc. L’équation de Drake est une célèbre proposition mathématique formulée par le Pr Frank DRAKE concernant les sciences telles que l’exobiologie, la futurobiologie, l’astrosociologie, ainsi que le projet SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) .

Elle se présente comme suit:  N = R x fp x ne x fl x fi x fc x L

Cette équation exprime le nombre (N) de civilisations « observables » qui existent dans notre galaxie, la Voie Lactée, comme une simple multiplication de plusieurs éléments qui nous sont inconnus.
R, est le taux d’étoiles naissantes chaque année dans la Voie Lactée
fp, est la fraction de ces étoiles qui possèdent un système solaire
ne, est le nombre moyen de planètes similaires à notre Terre (aptes à abriter une forme de vie)
fl, est le taux des planètes habitables sur lesquelles une forme de vie a pu évoluer
fi, est le taux des planètes où une évolution biologique produit effectivement une forme de vie intelligente
fc, est le taux de ces formes de vie intelligentes capables de communiquer à travers l’Univers
L, est la durée de vie moyenne d’une civilisation capable de communiquer à travers l’Univers (en années).

L’équation de Drake est aussi directe que fascinante. En cassant une grande inconnue en une série de petites, précisant mieux chacun des facteurs, cette formule donne par la même occasion à la recherche SETI une base sérieuse pour l’analyse scientifique des données. Astronomes et biologistes ont bien essayé de résoudre cette énigme, sans jamais y parvenir. A première vue, fournir une bonne estimation de la solution semble assez facile, mais dans la réalité, trouver le nombre de civilisations communicantes n’est pas si facile que ça. Plusieurs variables ont été affinées au cours des dernières années, mais au moins trois demeurent encore inconnues. (Source)

Equation de Drake

Equation de Drake

Suivant les différents paramètres, les chiffres varient de 10000 civilisations  à 4 ou 5 (tout dépend des paramètres, car ce sont des données qu’on ne maitrise guère à l’heure actuelle. Quoi qu’il en soit, il serait fort courageux pour quiconque de ramener la valeur de N à zéro)

Je crois qu’en définitive le dilemme est bien défini par le brillant Arthur C. Clarke:

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Pour ne pas conclure

L’idée même que nous serions seuls dans l’univers…fond comme neige au soleil, il me semble. Bien sûr, pour autant, tout ceci est de l’ordre du strict théorique, car nous n’avons pas encore été en contact avec quelque autre civilisation Enfin, jusqu’à preuve du contraire. Mais c’est une idée pleine d’attrait. J’aime à penser que nous regarderons le ciel étoilé d’un œil nouveau la prochaine fois.

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Bien à vous

A.R.D-A.

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