Quand ils ont dit « Chez moi », ce que j’ai répondu

Salutations!

 

J’ai eu un certain plaisir et honneur à être parmi les nominés du concours Mondoblog… Un plaisir d’autant plus grand qu’au début on m’avais fait un sacré coup de l’ascenceur émotionne à l’enversl:

J’avais reçu un premier courriel m’indiquant: « Monsieur…malheureusement pas reçu… mais pas grave…Atelier des médias..? la prochain saison etc etc… ». Bon, tout ce que j’avais capté c’était « Echoué » bien sûr! (Avec grand E). J’avoue que j’ai été pas mal refroidi! Là chez moi, c’était un sacré Ice Bucket Challenge mais sans le fun! Douche froide, douche froide, froideur arctique même… Bof, je me suis fait une raison, naturellement, « Pas grave looser » , « La prochaine sera la bonne Méga L sur le front » « Ils devaient être sacrément fortiches les autres de toutes façons, tu croyais quoi, que Mondoblog c’était un moulin? »

Bref, c’était la grand joie… jusqu’à ce qu’un matin… (Halleluya, Halleluya), Deux courriels: « Monsieur désolé…Mauvais Mail… toutes nos excuses » et « Félicitations vous êtes »

 

Bravo !

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(Dans ma tête, c’était feux d’artifice d’un côté et préparation du bucher pour lyncher la bande de génie qui m’avaient fait suivre le mauvais mail de l’autre »

Finalement je suis là, je suis content. Pour en revenir au concours, voilà ce que j’ai eu à en dire, du fameux « CHEZ MOI » (Allez savoir où ils les trouvent ces thèmes, j’ai cru un moment que c’était un devoir de philo: « Chez moi » 4h). Voilà donc:

 


 

« Chez moi… »

Vaste concept, simple et poignant, complexe et basique… (D’aucuns diront que c’est de « l’enculage de mouche »… Je n’en n’ai cure, ce n’est pas moi qui ait posé le thème !) De quoi m’arracher quelques soliloques empreints d’une narcissique emphase et d’une doucereuse nostalgie !

Comment dire? Chez moi, c’est avant tout un îlot de terre aux trois quart remplis de flotte qui gravite quelque part autour d’une étoile mineure dans un bras spiralé; (une banlieue) d’une galaxie « La voie lactée ». On se sent parfois à l’étroit, mais j’aime bien.

J’ai un peu plus de 7 milliards de colocataires (« de voisins », comme dirait l’autre), je ne les connais pas tous… (J’ai pas trop le temps pour le moment, question d’agenda…Et puis, faut pas déconner ; j’ai les cours à suivre et des amours à vivre aussi ! Avec seulement vingt-quatre heures par journée !)

Pour aller plus loin (ou plus près, c’est comme vous voyez), chez moi c’est une terre mythique, un morceau de charbon, dure comme le diamant, sourd au tonnerre de l’extermination et au vrombissement des essaims de maladies et de drames ; un bois précieux, brûlé à l’extrême par tout ce qui est imaginable : Mère Afrique (Kémèt, Kamita, Kama… Comme toutes les célébrités, elle a bien des noms et de surnoms). J’aime ma mère-Afrique, je respire ma mère-Afrique.

Elle a tout vécu, ma mère-Afrique :

La grandeur d’une longue ère impériale, l’insolence abondance et la terrifiante opulence d’une humanité aux couleurs de la nuit…

La grandeur millénaire d’une des plus brillantes civilisations que l’âge des hommes ait gardé en mémoire.

L’irradiation de la lumière en ses moindres recoins, les sourires béats et virils des bâtisseurs de Nations aux quatre coins d’Afrique: Kongo, Monomotapa, Kémet (Egypte), Danxomé (Dahomey), Mali…

Aaah, j’entends d’ici le chant enivrant des pyramides qui surgissent des profondeurs de la terre et du temps! Le tumulte endiablé des cavaliers Sarakolé traversant la savane de Sahara, devenue désert depuis des temps immémoriaux! Les imprécations mystérieuses du Migan de Danxomé ! La danse des fières princesses Ashanti !

… Et la chute, la sénescence, la déchéance brutale de nations millénaires, coupées de leurs racines par une lame écarlate, et de sa descendance par le feu ardent qui guidait les caravelles mangeuses de chair et de bois d’ébène, vers un bagne à ciel ouvert, vers un Ouest toujours plus gourmand… Là où les derniers chants des immémoriaux Arawak et Hopi et Algonkin résonnait encore, presque éteint, à moitié étouffé par les vagues cannibales du progrès et de la « Civilisation ».

Chez moi, c’est aussi morceau de terre, un rectangle dans la nuque de l’Afrique-mère, qui se prénomme « La Rive » (Togo) … Une nation à peine pubère (cinquante ans et quelques poussières)… C’est un énorme patchwork, une mosaïque belle dans sa cacophonie, qui tient à peine et dont les coutures menacent parfois de céder et, de part en part, de l’éventrer, mon cher « Chez moi », et d’éventer la substance humaine aux quatre coins du monde. Mais non, les coutures tiennent, et le Togo continue sa marche claudicante, les pieds mouillés par l’Atlantique, la tête dans les  nuages, elle rêve d’un soleil nouveau. Comme une cinquantaine d’autre cousines.

Pour finir, Chez-moi, c’est quatre murs obséquieux et menteurs, qui me disent à chaque réveil comme je suis beau et grand et fort et intelligent… C’est une table en acacia où mon Ordi (Merci à toi, Saint Steve Jobs et à toi, saint Bill Gates), me laisse le temps de visiter de temps à autres quelques-uns de mes sept milliards de colocs’…

Pour finir (je promets !) Chez moi, c’est une point une carte, c’est un nom sur une cadastre poussiéreux… Une adresse à retenir: Voie Lactée – Banlieue Est – Système Solaire – Troisième planète en partant du centre – Le continent en forme de jeune femme (ou de pistolet, c’est selon! 😉  ) – Togo – Lomé… Arrivé à l’aéroport, Sonnez-moi!

 


 

Bref, c’était « Chez moi« … Et me voilà, sur Mondoblog

A. R. D-A. Lilium Inter Spinas

 

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